Le comité sectoriel de main-d’œuvre en aérospatiale (CAMAQ) se rencontrait en juin au Cosmodôme de Laval. À cette occasion, nous avons pu discuter de l’enjeu du maintien en emploi de ce secteur qui regroupe une forte concentration de main-d’œuvre spécialisée. Voici ce qui est ressorti de nos discussions.
Premièrement, les participants ont noté que les départs ne se font pas avant l’âge de 60 ans. Par exemple, du côté du transport aérien, la loi oblige les pilotes à prendre leur retraite dès 65 ans. Ainsi, le maintien est impossible après cet âge malgré la volonté d’un pilote à poursuivre sa carrière. Dans les entreprises syndiquées, les mesures d’ancienneté sont largement répandues. On peut notamment penser au système de pointage qui calcule l’éligibilité à la retraite en fonction de l’âge du travailleur additionné à ses années d’expérience. Dans certaines entreprises, c’est plus de 50 % de la main-d’œuvre qui est éligible à sa retraite!
Cette mesure d’ancienneté explique en partie pourquoi l’enjeu du maintien en emploi à partir de 45 ans n’a pas le même degré d’importance. Entre 45 et 55 ans, on peut plutôt parler de prévention et de sensibilisation. Cela dit, cette tranche de travailleurs est reconnue pour sa stabilité, sa meilleure productivité, son assiduité et son important bagage de connaissances. Lire la suite »